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Top 10 : les animaux et la course à pied

10 Avr, 2017 | Détente

Auteur : Jean-Romain Blanc

La course à pied devient peu à peu la chasse gardée d’athlètes plus vraiment amateurs ; il faut être équipé de tel et tel façon, porter des chaussures… Heureusement, l’intervention animale donne à la discipline un cachet nature bienvenu. 

Le chien errant mongol

L’ultra-marathonien Dion Leonard en est à son deuxième jour de course dans le désert de Gobi en Mongolie quand il se rend compte qu’un petit chien errant ne le lâche plus. Ils terminent la course ensemble et le border terrier déclenche un élan de sympathie tel qu’une collecte a été réalisée pour lui permettre de rentrer avec Dion Leonard à Edinburgh, en Ecosse… pays d’origine de cette race de terrier. Aujourd’hui Gobi a même le droit à sa propre page Wikipedia, au contraire de Dion.

The Hunter Deer

Dans une course universitaire en Pennsylvanie, un troupeau de cerfs choisit de se venger de plusieurs siècles de chasse à courre. Malgré le cri d’alarme d’un participant, la vitesse des cervidés surprend Justin DeLuzio qui se fait percuter violemment et termine au sol. Bien cabossé, Justin parvient toutefois à terminer la course avec l’aide d’un camarade.

Silence ! On dort à Rimouski

Dans cette ville canadienne, située à 200 kilomètres au nord-est de Québec, le long du Saint-Laurent, on ne plaisante pas avec l’écologie et la nidification des hydrobates pelagicus (aussi appelés océanites tempêtes, aussi appelés pétrel tempêtes). Pour satisfaire ces oiseaux très discrets, les organisateurs du marathon ont mis en place plusieurs règles drastiques : vitesse limitée à 4 km/h sur certaines portions du parcours, interdiction de porter des vêtements fluorescents… Il n’est pas permis non plus d’encourager les participants en criant ou en applaudissant : « seuls les gestes silencieux, comme un signe du pouce, seront permis ».

Ludivine termine 7e

D’un côté, la ville d’Elkmont, dans l’Alabama, organise un semi-marathon. De l’autre, une femme laisse sortir son chien pour qu’il satisfasse certains besoins naturels. Jusqu’ici rien d’étonnant. Mais le chien quitte le jardin familial, se rend sur la ligne de départ et parcourt le semi-marathon en 1h32, prenant ainsi la septième place officieuse. Et encore, Ludivine aurait pu mieux faire, si elle n’avait fureté à droite et à gauche pendant la course. L’analyse d’un lapin mort sur le bord de la route lui aurait même coûté la sixième place.

Des frelons sur la ligne

En 2009, du côté de Linz, en Autriche, un marathon se déroule selon le plan de M. Hannibal Smith – sans accroc – jusqu’à l’arrivée sur la ligne d’arrivée d’un groupe de coureurs, alors attaqué par des frelons. Piqué à plusieurs reprises, un homme perd connaissance avant d’être évacué à l’hôpital. Une femme plonge dans un étang voisin pour échapper aux insectes, malgré quinze piqures. Au total, 20 coureurs ont été soignés. L’histoire ne dit pas si les traces de piqures ont alerté le personnel de l’agence mondiale antidopage.

L’ours, instrument idéal pour le fractionné

Lors d’un run d’entraînement classique dans la banlieue d’Alberta, au centre du Canada, deux hommes tombent sur un compagnon à poil brun. Après un moment de stupeur, la peur les gagne rapidement et ils font marche arrière, alors que l’ours se promène tranquillement devant eux. Un ultime sprint leur permettra d’échapper à cet ursidé finalement peu agressif. Les amateurs d’applications running reconnaîtront sans doute le « Pausing workout » au début de la vidéo.

Un élan de sympathie

L’an dernier, à Dayville, dans l’Oregon, un élan a tenu à se mesurer à des humains lors d’un cinq kilomètres. Connu dans cette petite ville du nord-ouest des Etats-Unis, Buddy se joint à la course et n’inquiète pas particulièrement les coureurs. Il flâne même un peu avec les finishers à la fin de l’épreuve sans toucher aux traditionnels buffets d’après-course ; un élan bénévole en quelque sorte.

Mildred > Seabiscuit

Lors d’un dix kilomètres organisé à Manchester, dans le nord de l’Angleterre, un poney shetland s’invite sur le parcours pendant deux kilomètres, intrigant les participants. Mildred, âgé de 12 ans (c’est le shetland), s’est échappé de son champ de pâturage et sera finalement rattrapé par les commissaires de course aux alentours du neuvième kilomètre. Si près du but…

Un tigre dans le moteur

Un tigre détient le record du monde du marathon en 2 heures 48 minutes et 29 secondes. Enfin, il s’agit du record pour un coureur habillé avec un costume d’animal, et celui qui le détient est un Britannique nommé Alex Collins. Son temps date du marathon de Londres en 2014, lors duquel son frère Tom a lui aussi obtenu un record avec le marathon le plus rapide pour quelqu’un habillé en moine.

Un tracé de chien

Pour les JO de Munich, en 1972, les organisateurs ont eu l’excellente idée de porter haut les couleurs de l’olympisme avec la création d’une mascotte, alors une première. Nait Waldi, un teckel, animal très populaire en Bavière, paraît-il. L’histoire n’en reste pas là puisque le tracé du marathon olympique prend la forme du susnommé Waldi ; les participants débutent au niveau de la nuque du chien avant de courir dans le sens inverse des aiguilles d’une montre… Autre péripétie de cette épreuve remportée par l’Américain Frank Shorter : l’arrivée en tête d’un imposteur, un étudiant allemand répondant au nom de Norbert Sudhaus. Probablement un amoureux des teckels.